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Les attaques du président Duterte contre la presse libre

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”Ce n’est pas parce que vous êtes un journaliste que vous serez préservés des assassinats si vous êtes un fils de pute. La liberté d’expression ne pourra rien pour vous, mes chers.” Ce message sibyllin prononcé par le président Rodrigo Duterte lors de son investiture a servi de funeste avertissement : quatre journalistes ont été tués en 2017, ce qui fait des Philippines le pays le plus meurtrier d’Asie. Des milices privées, engagées notamment par des leaders politiques locaux, font taire les journalistes en toute impunité. Le gouvernement, pour sa part, a développé plusieurs moyens de pressions pour faire taire les journalistes qui critiquent la fameuse “guerre à la drogue” menée par Rodrigo Duterte. En mars 2017, le bouillant président s’en est pris au grand quotidien du pays, le Daily Philippines Inquirer, ainsi qu’à la principale chaîne de télévision ABS-CBN. Quelques mois plus tard, en janvier 2018, le principal site d’information du pays, Rappler, a vu sa licence révoquée sous des prétextes fallacieux.

133
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

-6

127 en 2017

Score global

+1,45

41,08 en 2017

Contacts

  • 2
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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