Classement 2022
22/180
Score : 79,17
Indicateur politique
24
78.96
Indicateur économique
29
64.58
Indicateur législatif
30
80.89
Indicateur social
25
87.36
Indicateur sécuritaire
33
84.06
Classement 2021
22/180
Score : 80,74
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

Les journalistes lettons travaillent dans un environnement relativement libre et sûr, mais l’accès à une information fiable et pluraliste, en particulier pour la population russophone, pose un réel problème.

Paysage médiatique

Aux côtés des médias publics (Latvian Television, Latvian Radio) existent de solides médias privés (TV3 Group, DELFI, Re:Baltica, etc.) et locaux. Plusieurs organes de presse en quête de davantage de liberté ont quitté la Russie pour s’installer en Lettonie. Bien que de nombreuses chaînes TV émettent depuis la Russie, certaines ont été interdites en raison d’accusations de violations des législations lettone et de l’UE.

Contexte politique

L’indépendance des médias est une réalité en Lettonie, et le journalisme d’investigation et d’analyse est en plein développement, ce qui permet aux médias de mettre les politiques face à leurs responsabilités. Bien que l’accès à l’information soit général, la transparence a pâti des restrictions dues à la pandémie et à la guerre que mène la Russie en Ukraine. Il a été reproché au régulateur des médias d’avoir manqué d’indépendance par rapport au gouvernement.

Cadre légal

Le cadre législatif garantit la liberté de la presse, la confidentialité des sources journalistiques et l’accès aux informations d’ordre public. Les journalistes ne subissent pas la censure. En outre, dans la plupart des cas, leurs représentants sont impliqués dans les consultations sur des projets de loi impactant la profession. Si les médias sont la cible d’actions judiciaires, les tribunaux ont tendance à trancher en faveur de la liberté de la presse. Les questions éthiques relèvent des compétences du Conseil pour l’éthique des médias et de l’ombudsman.

Contexte économique

Tous les médias, privés et publics, font face à des difficultés financières. Au niveau local, certains doivent composer avec la concurrence des organes d’information financés par la municipalité. La propriété des médias est généralement transparente et ne suscite pas d’inquiétudes quant à la domination du marché, mais une plus grande diversité favoriserait un pluralisme médiatique. Avant les élections, des politiciens tentent régulièrement de s’emparer de certains médias.

Contexte socioculturel

Les médias opèrent généralement en letton et en russe. En raison de la révocation de licences de diffusion, la population russophone dispose de moins de choix et son accès à l’information pose un vrai problème. Lors de la pandémie, la circulation de fausses nouvelles a augmenté et la confiance globale dans les médias a diminué.

Sécurité

Les journalistes évoluent en général dans un environnement sûr, mais peuvent être la cible d’attaques verbales dans la rue et en ligne. Bien que la police ait signé un mémorandum sur la protection des journalistes, son application effective suscite des inquiétudes. Lors des campagnes électorales, les attaques politiques contre les médias et les tentatives de les discréditer se multiplient.