Europe - Asie centrale
Turkménistan
-
Classement 2022
177/180
Score : 25.01
Indicateur politique
178
25.00
Indicateur économique
179
11.73
Indicateur législatif
169
29.61
Indicateur social
178
23.00
Indicateur sécuritaire
142
35.69
Classement 2021
178/180
Score : 19.97
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

Le Turkménistan est l’un des pays les plus fermés au monde, l'information visant uniquement à faire l’éloge du régime.

Paysage médiatique

Les journaux, la radio, la télévision et internet sont strictement contrôlés par l'État. La population n’a pas accès au réseau en ligne mondial et risque une amende si elle utilise un VPN. Les principaux médias tels que TDH, les journaux Turkmenistan et Neïtralny Turkmenistan ou la chaîne Altyn Asyr déversent la propagande du gouvernement, et les médias indépendants ou d’opposition, tels que Turkmen.news, Chronicles of Turkmenistan, Turkmen Yurt TV ou Gundogar.org, travaillent depuis l’étranger.

Contexte politique

Après l’élection en mars 2022 du nouveau président Serdar Berdimuhamedov, fils du président sortant, la censure et la surveillance des journalistes ont été renforcées. Tous les médias sont obligés de diffuser la ligne officielle du gouvernement et de donner une “image positive du Turkménistan”. La critique du président et des autorités publiques est interdite. Les journalistes qui s’y sont risqués ont été persécutés, emprisonnés, torturés, voire assassinés.

Cadre légal

Malgré la loi de 2013 qui interdit la censure, toutes les publications sont contrôlées par les autorités et reçoivent une autorisation spéciale avant publication. Il n’existe pas de registre public de “sites interdits”, mais régulièrement, de nouveaux médias sont bloqués dans le pays. Pour se débarrasser des journalistes qui publient des informations dérangeantes, les autorités n’hésitent pas à falsifier des affaires pénales. 

Contexte économique

Tous les médias, dont une majorité a été créée par Saparmourat Niazov, président du pays jusqu’à sa mort en 2006, appartiennent et sont financés par l’État. Les médias indépendants turkmènes sont basés à l’étranger et financés par des fonds étrangers.  

Contexte socioculturel

Un culte de la personnalité a été créé autour des anciens présidents Gourbangouly Berdymoukhamedov et Saparmourat Niazov. Tous les médias doivent donner une bonne image d’eux, et couvrir l’agenda culturel et social que le gouvernement promeut. L'État réprime toute critique de sa politique, de sorte que les gens vivent dans la peur et ne font pas confiance à la presse. 

Sécurité

Les quelques journalistes restés au pays, ainsi que les sources des journalistes en exil, travaillent sous couverture, risquant des poursuites, la prison ou la torture. Leurs familles subissent de fortes pressions de la part des autorités.