Classement 2022
158/180
Score : 37.87
Indicateur politique
170
32.73
Indicateur économique
175
19.39
Indicateur législatif
159
36.84
Indicateur social
176
27.00
Indicateur sécuritaire
70
73.41
Classement 2021
105/180
Score : 65.64
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

Malgré sa réputation de pays le moins répressif du Golfe, l’émirat dirigé par Nawaf Al-Sabah exerce un contrôle important sur l’information.

Paysage médiatique

Les journaux Al-Qabas, Al-Jarida et Al-Siyasa, traditionnels et peu critiques du gouvernement, dominent le paysage médiatique. Malgré des progrès notables vers une plus grande démocratisation de la presse via des podcasts comme Bidun Waraq et des magazines numériques indépendants comme Manshoor, le monde des médias reste dominé par une information contrôlée par l’État.

Contexte politique

Le gouvernement exerce un contrôle important sur l’information, et la liberté d’expression reste limitée, bien qu’une grande partie de l’opposition en exil du Koweït ait récemment été graciée. Cependant, les autorités ont déjà fermé des médias pour propos “anti-gouvernementaux”, comme la chaîne Al-Watan en 2015.

Cadre légal

Depuis 2020, la loi sur le droit à l’accès à l’information est censée garantir le travail des journalistes au Koweït. Mais dans les faits, le texte est contrecarré par les lois sur la censure qui interdisent aux journalistes, blogueurs et activistes en ligne de critiquer le gouvernement, l’émir, la famille au pouvoir, ses alliés ou la religion. Il en est de même pour la loi sur les cybercrimes, entrée en vigueur en janvier 2016. 

Contexte économique

La majorité des entreprises de presse koweïtiennes appartiennent à des familles riches de l’élite. La création d’un média nécessite de demander une licence gouvernementale, démarche coûteuse et fastidieuse. Les plus grands médias agissent comme des outils de communication pour le secteur privé, avec des sommes importantes payées en échange d’un article.

Contexte socioculturel

Plusieurs sujets sont tabous au Koweït, et il est difficile pour les journalistes d’aborder, notamment, les droits des travailleurs migrants, les droits des femmes ou la corruption.

Sécurité

Bien que le Koweït ne soit pas connu pour assassiner ou emprisonner ses journalistes, certains d’entre eux ont récemment été contraints à l’exil pour éviter de purger des peines de prison. Les convocations et les détentions de court terme ont un effet dissuasif pour la liberté d’informer.