Madagascar

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Des médias sous influence

La précarité des journalistes et des médias malgaches les rend particulièrement vulnérables à l’influence des hommes d'affaires et des responsables politiques qui possèdent de nombreux organes de presse. L’élection présidentielle remportée fin 2018 par l’ex-leader de la transition Andry Rajoelina a confirmé la très forte politisation des médias locaux et notamment de la presse écrite. La quasi-totalité des titres ayant pris parti pour l’un ou l’autre des principaux candidats, l’accès à une information neutre et indépendante a été fortement limité. Le ministère des Affaires étrangères a directement écrit à l’ambassade d’Allemagne pour empêcher la publication d’un sondage dans un magazine d’information financé par une fondation allemande. Sur le plan légal, le Code de la communication adopté en 2016 fait référence au Code pénal pour statuer sur les délits de presse, menant potentiellement à une criminalisation de la profession. Il prévoit de lourdes amendes pour des infractions allant de l’outrage à la diffamation et à la divulgation de « fausses nouvelles », délit très imprécis et supprimant le droit à l’erreur des journalistes. La corruption, notamment dans le secteur des ressources naturelles ou de l’environnement, reste un sujet difficile à traiter.

54
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

0

54 en 2018

Score global

+1,56

26,20 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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