Madagascar

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Un dangereux code de la communication

La situation à Madagascar, République dirigée par Hery Rajaonarimampianina depuis 2014, est globalement calme mais le débat démocratique reste limité. Le code de la communicationadopté en 2016 est fortement critiqué par les journalistes malgaches, dans la mesure où il fait référence au code pénal pour statuer sur les délits de presse, menant potentiellement à une criminalisation de la profession. Il prévoit de lourdes amendes pour des infractions allant de l’outrage à la diffamation et à la divulgation de « fausses nouvelles », délit très imprécis et supprimant le droit à l’erreur des journalistes. En septembre 2017, le directeur d’une radio indépendante, connu pour ses enquêtes sur la corruption dans le sud de la Grande Ile, a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour « faux et usage de faux ». C’est la première condamnation d’un journaliste à Madagascar depuis plus de 40 ans. Le trafic d’influence dans le secteur des ressources naturelles ou de l’environnement reste un sujet extrêmement dangereux à traiter.

54
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+3

57 en 2017

Score global

+0,51

26,71 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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