Ethiopie

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Des accusations de « terrorisme » pour faire taire la presse

En Éthiopie, depuis 2009 et l’entrée en vigueur de la loi antiterroriste, les accusations de terrorisme sont systématiquement utilisées comme chefs d’accusation contre les journalistes. Assorties de lourdes peines de prison, elles permettent la détention prolongée des accusés. Après les purges qui ont conduit à la fermeture de six journaux et poussé une trentaine de journalistes à l’exil en 2014, la situation ne s’est guère améliorée. Au contraire : l’état d’urgence décrété en 2016 va jusqu’à interdire de regarder ou écouter certains médias. Internet et les réseaux sociaux ont régulièrement été coupés au cours de l’année 2016. Menaces physiques et verbales, procès arbitraires, condamnations… toutes les méthodes sont bonnes pour réduire la presse au silence.

150
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

0

150 en 2017

Score global

+0,17

50,34 en 2017

Contacts

  • 0
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