Pologne

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Nouvelle détérioration

Les tentatives de mise au pas du système judiciaire par le pouvoir en place commencent à produire leurs effets sur la liberté d’expression dans les médias indépendants. On assiste ainsi à une pénalisation croissante des sanctions contre la presse en matière de diffamation. Certains tribunaux utilisent désormais l’article 212 du code pénal qui permet de condamner des journalistes suspectés de diffamation à des peines allant jusqu’à un an de prison, alors que le code civil dispose de tous les moyens nécessaires pour protéger les citoyens contre les cas potentiels de diffamation publique. Même si, la plupart du temps, la justice se contente d’amendes contre les journalistes, l’utilisation de l’article 212 du code Pénal encourage l’autocensure dans les médias indépendants. Le quotidien Gazeta Wyborcza reste la principale cible des attaques gouvernementales et judiciaires. Discours partisans et messages de haine sont devenus le lot des médias publics, désormais transformés en porte-paroles de la propagande gouvernementale. Leurs nouveaux dirigeants ne tolèrent ni opposition ni neutralité et licencient les salariés qui résistent. En février 2019, à la suite d’une des nombreuses manifestations devant la direction de la télévision publique TVP, l’émission d’information « Wiadomosci » a diffusé en soirée des images et des données concernant dix des manifestants. TVP a également porté plainte contre le médiateur polonais, Adam Bodnar, qui qualifiait de discours de haine la façon dont la télévision publique parlait du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, et qui sous-entendait que cela avait pu favoriser son assassinat en janvier 2019.

62
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

-3

59 en 2019

Score global

+0,24

28,89 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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