Pologne

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La montée du discours de haine

Rien ne semble pouvoir arrêter le gouvernement conservateur, au pouvoir depuis octobre 2015, dans sa détermination à « refonder la Pologne » et ainsi à « repoloniser les médias ». La liberté de la presse est en effet l'une des principales victimes de cette politique. Les médias publics ont officiellement été rebaptisés « médias nationaux » et transformés en programmes de propagande pro-gouvernementale. Leurs dirigeants ne tolèrent ni l’opposition ni la neutralité de leurs employés et licencient ceux qui refusent de se plier au diktat.
La télévision publique polonaise TVP a été mise en cause pour son rôle dans la mort du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, en janvier 2019, et les abords du siège et des locaux régionaux de la chaîne ont été le théâtre de manifestations régulières demandant l’abandon de la « propagande haineuse » à l’antenne. Les pressions contre les médias indépendants se sont intensifiées ces derniers mois, et s’apparentent désormais à un véritable harcèlement judiciaire. Dans le collimateur du gouvernement, encore et toujours, le quotidien Gazeta Wyborcza, désormais cible du président du parti, Jaroslav Kaczynski.
A ceux qui appellent le gouvernement à la modération, celui-ci répond toujours avec les mêmes arguments méthodiques tirés d’une idéologie visant à éradiquer toute voix dissidente.

59
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-1

58 en 2018

Score global

+2,30

26,59 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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