Ouzbékistan

Ouzbékistan

Le dégel a commencé

Trois ans après la mort du président Islam Karimov, le dégel est bien amorcé dans ce qui était l’une des dictatures les plus féroces de la planète. Les derniers journalistes emprisonnés, parfois depuis près de 20 ans, ont été libérés – mais pas réhabilités. Des émissions politiques en direct ont refait leur apparition, et quelques médias couvrent désormais des sujets sensibles comme la corruption ou le travail forcé. Mais il n’est toujours pas question de critiquer le sommet du pouvoir. Censure, surveillance et autocensure sont encore bien présentes, et les autorités conservent un large contrôle sur les médias. De nombreux sites d’information restent inaccessibles, Facebook et YouTube ont régulièrement été bloqués, et plusieurs blogueurs ont été arrêtés en 2018. Si le pays a rouvert ses portes à des journalistes étrangers ou en exil, très peu d’accréditations permanentes ont été délivrées. Difficile de restaurer pleinement la liberté de la presse sans pluralisme politique et sans justice pour les crimes de la dictature. La route est encore longue.

160
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+5

165 en 2018

Score global

-7,32

60,84 en 2018

Contacts

  • 0
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