Corée du Sud

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Corée du Sud: amélioration sensible après une décennie noire

L'élection du président Moon Jae-in, militant des droits humains et ancien prisonnier politique, a apporté une bouffée d’air frais après une décennie noire qui avait vu la Corée du Sud perdre plus de 30 places au classement RSF. Les médias sud-coréens ont montré leur pugnacité en gagnant le bras de fer qui les a opposés, entre 2014 et 2016, à l’ancienne présidente Park Geun-hye, depuis destituée pour corruption. L'administration Moon est parvenue à mettre fin au conflit qui opposait depuis 2008 les journalistes des groupes audiovisuels publics MBC et KBS à leurs dirigeants, qu'ils accusaient d’avoir été parachutés par l'exécutif. Les problèmes structurels restent cependant à régler, avec notamment la révision du système de nomination des administrateurs des groupes publics, afin de garantir leur indépendance ; la décriminalisation de la diffamation, qui reste passible de sept ans d'emprisonnement ; et la suppression des lois qui, au nom de la sécurité nationale, punissent de peines extrêmement sévères la diffusion d’informations sensibles, notamment sur la Corée du Nord.

43
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+20

63 en 2017

Score global

-4,10

27,61 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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