Chypre du nord

Chypre du nord

Le voisin turc au cœur des polémiques

La loi dans la partie nord de Chypre protège la liberté de la presse mais autorise des restrictions lorsqu’il s’agit de protéger l’ordre public, la sécurité nationale ou la décence. La diffamation continue d’être considérée comme une offense criminelle. La personnalité des propriétaires de presse devient problématique, un grand nombre d’entre eux possédant d’autres types d’entreprises comme par exemple des casinos ou des hôtels. Le pluralisme est respecté à Chypre et les journalistes sont libres de critiquer les autorités chypriotes turques, mais la pression monte sur les journalistes lorsqu’ils traitent de la Turquie et de sa politique à l’égard de Chypre. Accusé notamment d’avoir insulté et diffamé un leader étranger, le rédacteur en chef du quotidien Afrika a été acquitté en avril 2019, mais le Procureur général a fait appel. Kibris, le plus grand quotidien chypriote turc, a récemment censuré un sondage qui montrait que l’actuel dirigeant chypriote turc, en désaccord avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, était le candidat le plus populaire pour les prochaines présidentielles. Il a été révélé peu après que le propriétaire du journal avait rencontré des représentants du président Erdogan, ce qui l'avait conduit à faire volte-face. En effet, après cette rencontre, le rédacteur en chef a convoqué l’ensemble des journalistes et des chroniqueurs pour leur annoncer que le journal allait soutenir le candidat de l’aile droite contre l’actuel président de la République turque de Chypre du Nord, Mustafa Akıncı, lors des élections qui auront lieu cette année. Cette décision a provoqué la démission immédiate de deux des plus importants journalistes du quotidien.


77
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

-3

74 en 2019

Score global

+0,12

29,67 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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