Soudan

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La "chasse aux journalistes" est ouverte

Depuis début 2018, une véritable traque de la presse a été enclenchée : une vague d'arrestations a ciblé 18 journalistes, y compris des correspondants pour des médias étrangers, alors qu'ils couvraient des manifestations de l'opposition, une radio libre et indépendante a été suspendue, deux journalistes ont été interdits d'exercer pendant un an. Le Soudan, présidé par Omar El-Béchir qui est poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, fait partie des pays les plus répressifs à l'encontre de la liberté de la presse : harcèlement, censure, confiscation de journaux, suspension de médias, coupure d’Internet...Les autorités recourent à leur Service national de renseignement et de sécurité (NISS) qui utilise les méthodes les plus brutales pour museler la presse et passer sous silence les voix dissidentes. Il pratique la censure à travers la saisie d’éditions déjà publiées et la fermeture de journaux indépendants ou proches de l'opposition – ce qu’ont subi à plusieurs reprises Al-Tayyar, Al-Jareeda ou encore Al-Midan et Al-Watan. Face à cette censure, les journaux de la presse écrite ont recours aux réseaux sociaux pour faire circuler librement leurs publications.

174
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

0

174 en 2017

Score global

-2,43

73,56 en 2017

Contacts

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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