Afrique
Sénégal
-
Classement 2022
73/180
Score : 63.07
Indicateur politique
79
59.31
Indicateur économique
90
42.13
Indicateur législatif
86
66.67
Indicateur social
76
72.43
Indicateur sécuritaire
62
74.84
Classement 2021
49/180
Score : 74.78
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

Le pluralisme médiatique est contrebalancé par la prédominance de la politique dans le traitement de l'information, notamment par les journaux. 

Paysage médiatique

Le paysage médiatique du Sénégal se compose d’au moins 27 quotidiens, de plus d’une vingtaine de radios généralistes et communautaires, et de près d’une vingtaine de chaînes de télévision. La presse en ligne est très développée, ainsi que les chaînes d’information sur internet. Alors que les médias privés donnent la parole à toutes les chapelles politiques, la télévision nationale continue de privilégier les activités des partis composant la majorité présidentielle. Les médias audiovisuels des groupes Futurs Médias et D-Média sont les plus suivis dans la capitale Dakar. En raison du faible tirage des journaux, ceux-ci ne peuvent pas être diffusés sur tout le territoire national, se limitant en majorité à la capitale, Dakar. 

Contexte politique

L’ancrage démocratique du pays et les textes de lois en vigueur garantissent la liberté de la presse. La plupart des médias privés s’efforcent, de manière indépendante, de révéler ou de rendre compte des fautes de gestion du gouvernement et de poser des débats nationaux.  Le président de la République a toujours le pouvoir de nommer les membres du conseil chargé de réguler l’audiovisuel, ce qui pousse plusieurs acteurs de la presse à remettre en cause sa neutralité et à plaider pour le fonctionnement effectif de la Haute Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (HARCA).

Cadre légal

Malgré l’arsenal juridique existant qui favorise généralement l’exercice de la profession de journaliste, les acteurs sont assez inquiets du maintien, dans le code de la presse voté en 2017, de lourdes peines privatives de liberté pour de simples délits de presse. L’absence d’une loi sur l’accès à l’information empêche toujours les journalistes d'accéder à des informations publiques. 

Contexte économique

En dehors des médias d'Etat et de quelques groupes de presse privés, un modèle économique performant fait défaut dans presque tous les médias au Sénégal. La vente des journaux ne règle pas les coûts de fonctionnement, l’aide à la presse n’est pas suffisante et la publicité reste mal répartie, avec une importante partie captée par les médias d'Etat. 

Contexte socioculturel

En raison de certaines contraintes culturelles et religieuses, la couverture des questions LGBTI reste difficile pour les journalistes et aboutit parfois à la tenue de propos violents et stigmatisants. Le traitement de certaines informations liées à la religion peut provoquer des tensions, voire des violences.

Sécurité

Alors que les cas d’agressions de journalistes sont relativement rares au Sénégal, l’année 2021 a été caractérisée par une recrudescence de violence inédite ces dernières années dans le pays. En février 2021, le quotidien Les Echos et son directeur ont été la cible de harcèlement sur les réseaux sociaux, après la révélation d’une plainte contre l’opposant Ousmane Sonko pour un viol présumé sur une employée d’un salon de massage. Des locaux de médias, dont ceux de la radio et de la télé Futurs Médias, ont été attaqués, et des journalistes ont vu leurs équipements saccagés. De nombreux dégâts matériels ont aussi endommagé les locaux du quotidien national Le Soleil.

Exactions en temps réel au Sénégal

Baromètre
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