Amériques
Costa Rica
-
Classement 2022
8/180
Score : 85.92
Indicateur politique
17
81.62
Indicateur économique
11
72.96
Indicateur législatif
6
87.72
Indicateur social
4
92.50
Indicateur sécuritaire
3
94.78
Classement 2021
5/180
Score : 91.24
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

La liberté de la presse et la liberté d’expression sont deux principes très respectés au Costa Rica - une exception en Amérique Latine, région rongée par la corruption, l’insécurité et les violences quotidiennes contre la presse.

Paysage médiatique

Le paysage médiatique offre une grande diversité. Plusieurs médias possèdent une couverture nationale (Diario Extra, La Nación, Canal 42), et la presse régionale et locale est variée : commerciale, d’État, culturelle, religieuse, universitaire… Les journalistes peuvent exercer leur métier sans entraves et évoluent au sein d’un solide cadre juridique en termes de liberté d’expression. 

Contexte politique

Comme l'a indiqué une délégation d’observateurs de l’Organisation des États américains (OEA) lors des dernières élections, le “Costa Rica possède un système électoral solide qui inspire confiance dans les différents acteurs impliqués”. La répartition des pouvoirs qui prévaut dans le pays est respectée, et il n’existe pas de parti dominant, ce qui préserve le dialogue entre les différents acteurs lors des débats législatifs. L’État n’a pas pour habitude d’interférer dans le travail de la presse, bien que les journalistes rencontrent parfois des difficultés d’accès à des informations d’ordre public.

Cadre légal

La Constitution du Costa Rica stipule qu’aucun individu ne peut être inquiété ou persécuté dans l’expression de ses opinions, et que chacun a le droit de communiquer et de publier son opinion sans censure préalable. En outre, le pays a signé la Convention américaine relative aux droits de l’homme qui, dans l’article 13, établit le droit de chacun à la liberté de penser et d’expression, et que la liberté d’expression ne peut être restreinte par quelque moyen que ce soit. Il n’y a pas de réglementation contre les fausses nouvelles : c’est sur l’éducation que le pays a misé pour la contrer.

Contexte économique

Le Costa Rica a amélioré sa situation économique après le choc de la pandémie de Covid-19. Ses plus importantes sources de revenus sont l’exportation de matériel médical et de précision, l’industrie alimentaire, les sociétés pharmaceutiques, la fabrication de produits électriques et électroniques, la métallurgie et la production de plastique. Compte tenu de l’important déficit budgétaire, le gouvernement a procédé à des coupes dans différents secteurs, dont celui de la publicité, ce qui s’est répercuté sur plusieurs médias.

Contexte socioculturel

La population accorde une grande confiance aux médias d’information et aux réseaux sociaux. La télévision reste sa principale source d’information. Viennent ensuite les conversations avec son cercle familial et amical, les réseaux sociaux, la radio et les journaux. Ponctuellement, lors de la couverture de manifestations, les médias peuvent être victimes d'intimidations de la part des participants.

Sécurité

Aujourd’hui au Costa Rica, les journalistes ne subissent ni harcèlement, ni menaces, ni emprisonnement de la part du gouvernement et ne sont pas surveillés. Il est arrivé que des politiciens critiquent la presse, mais ces cas restent exceptionnels. Le journalisme est protégé par la législation du pays, et la Chambre constitutionnelle garantit la protection de la confidentialité des sources et le secret professionnel.