Nicaragua

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La descente aux enfers pour la presse indépendante

Censure, intimidations, menaces... La réélection du président Daniel Ortega en novembre 2016, pour un troisième mandat consécutif, a été assortie d’une kyrielle d’attaques contre les médias nicaraguayens, et plus particulièrement contre la presse d’opposition. Au Nicaragua, la profession est globalement stigmatisée, régulièrement ciblée par des campagnes de harcèlement, des arrestations arbitraires et des menaces de mort. Lors de manifestations, les reporters nicaraguayens, considérés comme partisans, sont fréquemment agressés. Depuis avril 2018 et l’aggravation de la crise politique dans le pays, la répression contre la presse indépendante est devenue féroce. De très nombreux journalistes ont été contraints à l’exil quand d’autres, accusés de terrorisme, ont été jetés en prison. Dans ce contexte de violence, la presse indépendante non alignée, faute de moyens financiers, ne bénéficie d’aucun matériel de protection et ne peut pas, par exemple, s’équiper de gilets pare-balles pour couvrir les manifestations.

114
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-24

90 en 2018

Score global

+5,12

30,41 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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