Croatie

Croatie

De légers progrès

Les journalistes enquêtant sur la corruption, le crime organisé et les crimes de guerre sont souvent victimes de campagnes de harcèlement dans ce pays où la diffamation est pénalisée, et où l’insulte à la « République, son emblème, son hymne national ou drapeau » passible d’une peine de trois ans de prison. Plus grave, depuis 2013, les propos jugés « humiliants » relèvent du pénal. L’ingérence du gouvernement dans la gestion de la télévision publique HRT continue d’être un véritable problème et constitue un obstacle à l’indépendance des médias en Croatie. La télévision HRT subit de toute évidence des pressions politiques et est la cible de groupes d'intérêt qui cherchent à influer sur sa ligne éditoriale et à interférer dans sa gestion interne. Reporters sans frontières (RSF) et d'autres représentants d’associations internationales de défense de la liberté de l’information ont constaté une légère amélioration de la situation à l'issue d'une mission sur le terrain en janvier 2018 et rendu hommage au travail de la police croate qui a multiplié récemment les arrestations de personnes qui s’en étaient prises physiquement à des journalistes. Les attaques physiques, les menaces et la cyberviolence contre les journalistes demeurent un problème majeur dans le pays.

69
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+5

74 en 2017

Score global

+0,65

29,59 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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