Croatie

Croatie

La télévision publique concentre tous les maux

Les journalistes enquêtant sur la corruption, le crime organisé et les crimes de guerre sont souvent victimes de campagnes de harcèlement dans ce pays où la diffamation est pénalisée, et où l’insulte à la « République, son emblème, son hymne national ou drapeau » est passible d’une peine de trois ans de prison. Plus grave, depuis 2013, les propos jugés « humiliants » relèvent du pénal. L’ingérence du gouvernement dans la gestion de la télévision publique HRT continue d’être un véritable problème et constitue un obstacle à l’indépendance des médias en Croatie. La télévision HRT subit de toute évidence des pressions politiques et est la cible de groupes d'intérêt qui cherchent à influer sur sa ligne éditoriale et à interférer dans sa gestion interne. En outre, Reporters sans frontières (RSF) constate que la direction de la HRT continue de poursuivre en justice les journalistes qui se plaignent ouvertement des conditions de travail au sein de la télévision publique et est allée jusqu’à porter plainte contre l’Association des journalistes croates (HND). Les attaques physiques, les menaces et la cyberviolence contre les journalistes demeurent un problème majeur dans le pays.

64
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+5

69 en 2018

Score global

+0,09

28,94 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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