Cap-Vert

Cap-Vert

L’étau se desserre sur les médias publics

Le Cap-Vert se distingue par l’absence d’attaques contre les journalistes et une liberté de la presse garantie par la Constitution - le dernier procès en diffamation remonte à 2002. Il reste que les responsables des médias publics, qui dominent le paysage médiatique, sont nommés directement par le gouvernement. C’est notamment le cas pour la principale chaîne de télévision Televisão de Cabo Verde (TCV) et la Rádio de Cabo Verde (RCV). Bien que leurs contenus ne soient pas contrôlés, la pratique de l’autocensure y est tout de même répandue. En 2019, les nouveaux statuts du groupe de médias publics Rádio Televisão Cabo-verdiana (RTC) ont été approuvés. Selon ce texte, le gouvernement renonce à son pouvoir de nommer ses administrateurs. En juillet 2020, conformément aux dispositions de ses nouveaux statuts, la RTC s’est dotée d’un Conseil indépendant, qui vise à garantir une plus grande autonomie et indépendance à la chaîne publique. Quant aux médias privés, ils voient leur développement limité par un marché publicitaire restreint et par l’absence de subventions pour les opérateurs audiovisuels. La géographie de l’archipel rend également difficile la distribution de la presse et la diffusion des médias sur l’ensemble des dix îles.

27
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

-2

25 en 2020

Score global

+0,06

20,15 en 2020

  • 0
    journalistes tués en 2021
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2021
  • 0
    collaborateurs tués en 2021
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