Cameroun

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Menace permanente sur les médias

En septembre 2017, le ministre de la Communication a assuré que la presse était libre au Cameroun “pourvu que ce soit conforme à la défense des institutions”. Les autorités font régner une atmosphère de crainte et d’autocensure. De nombreuses radios n’ont toujours pas reçu leur agrément définitif, technique largement utilisée par le gouvernement pour les garder sous la menace permanente d’une fermeture. Autre pratique récemment observée : la poursuite des journalistes pour diffamation sans qu’ils en soient avertis. Ces derniers se retrouvent ainsi condamnés à des amendes exorbitantes ou à des peines de prison sans avoir jamais pu se défendre devant un tribunal. Par ailleurs, la loi antiterroriste de 2014 prévoit de traduire les prévenus devant les tribunaux militaires ; elle a été utilisée pour justifier le maintien du correspondant de RFI en prison pendant près de deux ans et demi. D’autres journalistes ont été arrêtés lors de la répression des manifestations dans les régions anglophones du pays où, à partir de janvier 2017, Internet a été coupé pendant plusieurs mois.

129
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+1

130 en 2017

Score global

+0,67

41,59 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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