Burundi

Burundi

L’information n’a pas droit de cité

Au Burundi, la situation est toujours aussi préoccupante depuis la tentative de coup d’État de mai 2015. La plupart des radios indépendantes demeurent fermées, des dizaines de journalistes se trouvent aujourd’hui encore contraints à l’exil, le discours public associe les médias non-alignés à des ennemis de la nation, et les journalistes, régulièrement harcelés par les forces de sécurité, peinent à travailler librement. Même si RSF n’a pas enregistré de journaliste tué ou emprisonné au cours de l’année 2018, la peur, la résignation et l’autocensure ont largement gagné les rédactions. Le référendum constitutionnel, approuvé avec des scores soviétiques, s’est déroulé dans un paysage médiatique verrouillé par la suspension de deux grandes radios internationales et dans un contexte d’intimidations constantes à l’égard des reporters. Les réseaux sociaux, à la fois outils de travail des journalistes et sources d’informations, ont pris le relais des radios muselées, sans pour autant être un rempart contre les tentatives, nombreuses, de désinformation.

159
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

0

159 en 2018

Score global

-2,37

55,26 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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