Burundi

Burundi

L’information n’a pas droit de cité

Au Burundi, la situation s’aggrave depuis la tentative de coup d’État de mai 2015. L’essentiel des radios indépendantes demeurent fermées alors que de nouveaux médias de propagande gouvernementale voient le jour. Au quotidien, les journalistes peinent à travailler librement et sont régulièrement harcelés par les forces de sécurité, encouragées par un discours public qui associe les médias non alignés à des ennemis de la nation. La disparition, en juillet 2016, du journaliste Jean Bigirimana n’a toujours pas été élucidée. Les autorités n’hésitent pas à convoquer les directeurs de rédaction pour « corriger » certains reportages. Des dizaines de journalistes se trouvent aujourd’hui contraints à l’exil, certains, accusés d’être des « putschistes », se trouvent encore sous le coup de poursuites pénales. Les réseaux sociaux, à la fois outils de travail des journalistes et sources d’informations, ont pris le relais des radios muselées, sans pour autant être un rempart contre les tentatives, nombreuses, de désinformation.

160
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017

Classement

-4

156 en 2016

Score global

+1,68

54,10 en 2016

  • 0
    journalistes tués en 2017
  • 0
    net-citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
Voir le baromètre