Bulgarie

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Opacité et corruption fragilisent la liberté de la presse

Au Classement mondial de la liberté de la presse, la Bulgarie continue de chuter et détient désormais le plus mauvais score de l’Union européenne. Le pays qui assure la présidence du Conseil de l’Union européenne jusqu’à fin juin 2018 se trouve désormais aussi derrière tous les pays des Balkans occidentaux, dont certains sont candidats à l’entrée dans l’UE. La corruption et la collusion entre médias, politiques et oligarques sont extrêmement courantes. Un nom est devenu le symbole de cette déviance : celui de Delyan Peevski, ancien chef du renseignement, député et patron du New Bulgarian Media Group (six titres). Son groupe contrôle aussi près de 80 % du réseau de distribution des médias du pays. L’allocation par le gouvernement de fonds européens à certains médias se fait dans la plus grande opacité, facilitant la corruption de certains organes de presse, qui se montrent ainsi complaisants et évitent de traiter des sujets qui fâchent. Ces derniers mois, les menaces et attaques contre des journalistes ont redoublé d’intensité. Etre journaliste en Bulgarie peut s'avérer dangereux.

111
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

-2

109 en 2017

Score global

+0,21

35,01 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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