Bénin

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Des médias étroitement surveillés

Avec plus de 70 radios, une soixantaine de titres de presse et une quinzaine de chaînes de télévision, le Bénin dispose d’un paysage médiatique parmi les plus pluralistes de la région, et les journalistes béninois bénéficient d’une liberté d’expression certaine. Mais depuis l’accession au pouvoir en 2016 du président Patrice Talon, les activités de l’opposition sont très peu couvertes par la télévision d’État, et les médias sont sous étroite surveillance. Des “notes de cadrage” définissant des angles de traitement relevant très largement de la communication pro-gouvernementale sont envoyées aux rédactions après certains conseils des ministres. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication reste dirigée par un homme condamné par la justice pour son excès de zèle après plusieurs fermetures arbitraires de médias. En 2018, elle a suspendu pour une durée indéterminée un célèbre journal proche de l’opposition. Sikka TV, qui appartient au principal adversaire politique du président Patrice Talon, est toujours privée d'antenne, malgré une décision de justice de mai 2017 demandant sa réouverture.

96
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-12

84 en 2018

Score global

+1,58

30,16 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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