Bangladesh

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Violences et menaces islamistes sur fond de durcissement politique

Au Bangladesh, il est déconseillé de critiquer la Constitution ou l’islam, la religion d’État. Sur ces sujets, journalistes et blogueurs qui refusent la censure et l’autocensure risquent la prison à vie, voire la peine capitale. Ceux qui sont jugés trop laïques sont par ailleurs la cible des groupes islamistes, qui appellent régulièrement au meurtre de blogueurs et penseurs critiques sur Internet. Le pluralisme est une réalité mais la violence endémique à l'encontre des journalistes et de leurs rédactions, et l'impunité dont jouissent quasi systématiquement leurs auteurs, accroissent l'autocensure au sein des médias. En 2016, les nombreuses attaques en justice lancées par des cadres de la Ligue Awami, parti de la Première ministre Sheikh Hasina, à l'encontre de journalistes, les déclarations hostiles du gouvernement contre la presse et le blocage de plusieurs dizaines de sites d'information, témoignent du durcissement du pouvoir à l'encontre des voix critiques et de la presse en général.

146
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017

Classement

-2

144 en 2016

Score global

+2,42

45,94 en 2016

  • 1
    journalistes tués en 2017
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
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