Singapour

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L’autocensure généralisée face à un pouvoir intolérant à la critique

Le gouvernement du Premier ministre Lee Hsien Loong est toujours prompt à poursuivre en justice ses détracteurs, à faire pression pour les rendre inemployables, allant même jusqu’à les contraindre à quitter le pays. L’Autorité de développement des médias (MDA) a le pouvoir de censurer tout type de contenu journalistique. Les poursuites pour diffamation sont monnaie courante dans la cité-État, et peuvent être accompagnées d'accusations de “sédition”, un crime passible de 21 ans d’emprisonnement. L’autocensure est généralisée, y compris au sein des médias alternatifs indépendants, intimidés par les pressions judiciaires et économiques exercées par les autorités. La fameuse ligne rouge – que les journalistes surnomment “OB Markers” (“Out of Bounds”, hors-limites) – restreint de façon toujours plus draconienne la couverture journalistique de nombreux sujets et personnages publics. Comme dans beaucoup de pays d’Asie du Sud-Est, les velléités du pouvoir de légiférer contre les “fausses informations” font craindre pour la liberté d’informer. Surtout, un projet de loi autorisant la police à fouiller sans aucun mandat les domiciles et les appareils électroniques font peser de lourdes menaces sur le secret de sources.

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