Sierra Leone

Sierra Leone

Une presse libre tant qu’elle ne dérange pas

La presse sierra-léonaise est pluraliste et indépendante. Les radios communautaires, qui touchent une part importante de la population, émettent sans restriction. Le président Julius Maada Bio, en fonction depuis avril 2018, a promis d’abroger le chapitre d’une loi sur l’ordre public datant de 1965 prévoyant des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour des publications « séditieuses » ou « diffamatoires ». Pendant la crise Ebola, le délit de diffamation a largement servi à museler la presse dans un contexte d’état d’urgence (2014-2016), forçant les journalistes à s’autocensurer, voire à se cacher. En novembre 2019, un journaliste du quotidien privé The Times a été accusé de diffamation et gardé à vue pendant 24 heures pour un article qui n’était pas encore publié. Les bonnes intentions du chef de l’État devront rapidement se matérialiser par des actes concrets, notamment en matière de protection des journalistes. Ceux-ci ont été nombreux à avoir été agressés l'année dernière par la police ou par des militants politiques, notamment en marge de l’élection présidentielle de mars, où internet a été coupé.

85
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

+1

86 en 2019

Score global

+0,08

30,36 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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