Sierra Leone

Sierra Leone

Une presse libre tant qu’elle ne dérange pas

La presse sierra-léonaise est pluraliste et indépendante. Les radios communautaires, qui touchent une part importante de la population, émettent sans restriction. Cependant, selon la loi de 1965 relative à l’ordre public, toute personne liée à une publication « séditieuse » encourt une peine pouvant aller jusqu’à sept ans de prison. Pendant la crise Ebola, le délit de diffamation a largement servi à museler la presse dans un contexte d’état d’urgence (2014-2016), forçant les journalistes à s’autocensurer voire même à se cacher. En septembre 2017, trois rédacteurs en chef de deux grands journaux ont comparu devant la justice sur fonds d’accusations de sédition et de diffamation criminelle. Malgré la promesse du président Koroma de modifier cette loi liberticide, aucune avancée juridique n’a été réalisée depuis son élection en 2007. Son successeur, élu à l’élection présidentielle de mars 2018, saura-t-il répondre aux attentes des associations de journalistes et des médias en amorçant une révision de cette loi ?

79
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+6

85 en 2017

Score global

+0,75

30,73 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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