Mexique

Mexique

La violence et la peur au quotidien

Bien qu’il ne soit pas le théâtre d’un conflit armé, le Mexique est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les médias. La collusion entre le crime organisé et certaines autorités politiques et administratives menace gravement la sécurité des acteurs de l’information et entrave le fonctionnement de la justice à tous les niveaux du pays. Le Mexique continue de s’enfoncer dans la spirale infernale de l’impunité et de la violence, et reste le pays le plus meurtrier d’Amérique latine pour les médias. Dès lors qu’ils s’intéressent de trop près aux affaires gênantes et au crime organisé, les journalistes sont menacés, réprimandés, voire exécutés de sang-froid. De nombreux autres disparaissent ou sont contraints à l’exil pour garantir leur survie. Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2018, le président López Obrador, qui a fait de la lutte contre la corruption sa priorité numéro une, n’a pas engagé les moyens nécessaires pour endiguer cette spirale de violence et d’impunité.
Sur le plan économique, le paysage audiovisuel mexicain est caractérisé par une forte concentration : deux groupes, Televisa et TV-Azteca, se partagent la quasi-totalité des chaînes de télévision. Les nombreux médias communautaires sont souvent privés de fréquence légale et souffrent régulièrement de persécutions.

143
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

+1

144 en 2019

Score global

-1,33

46,78 en 2019

  • 7
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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