Mali

Mali

Des journalistes toujours victimes de l'insécurité

Bien que les atteintes à l’encontre des journalistes aient diminué, la liberté de la presse demeure fragile au Mali. Plus de cinq ans après que deux journalistes de RFI ont été froidement abattus à Kidal, l’enquête n’est pas terminée et les circonstances entourant ce double assassinat n’ont toujours pas été élucidées. Depuis la crise de 2013, le nord du pays demeure une zone dangereuse et peu accessible, comme en atteste le meurtre d’un journaliste à Tombouctou en 2015 ou la prise d’otage d’un autre lors d’un séjour privé dans le centre du pays fin 2018. Les médias maliens sont soumis à des pressions officielles sur les questions traitant de la sécurité. Toute critique de l’armée peut conduire à une arrestation et à une inculpation pour “propos démobilisateurs de troupes”. Même si la presse malienne jouit d’un grand pluralisme, elle souffre d’un manque cruel de moyens et peine à s’affranchir des diktats éditoriaux de ses promoteurs. En 2018, plusieurs journalistes ont été agressés, une partie de la rédaction de Mali Actu a été arrêtée et une radio a été illégalement fermée pendant l’élection présidentielle. La condamnation à six mois de prison pour diffamation d’un directeur de publication témoigne de l’urgence qu’il y a à adopter une nouvelle loi consacrant la dépénalisation des délits de presse.

112
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+3

115 en 2018

Score global

+0,92

36,15 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
Voir le baromètre