Maldives

Maldives

Répression de la presse indépendante et d'opposition

Six ans après le coup d’État de février 2012, le gouvernement a encore durci sa politique répressive à l'encontre de la presse indépendante. En août 2016, le Parlement a adopté une nouvelle loi criminalisant la diffamation et permettant aux autorités de fermer un média. De nombreux journalistes se disent visés par des menaces. Selon un rapport publié par la Maldives Broadcasting Corporation (MBC), les partis politiques en sont les premiers auteurs. Viennent ensuite les gangs et les extrémistes religieux. En avril 2017, le journaliste-citoyen Yameen Rasheed, qui enquêtait notamment sur la corruption au sein du gouvernement, a été poignardé à mort. Un climat d’insécurité et d'impunité délétère qui contraint les journalistes à l’autocensure. La situation de la liberté de la presse a encore régressé début 2018 avec la proclamation de l’état d’urgence, qui a permis au gouvernement d’intimider les reporters et de fermer les médias indépendants.

120
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

-3

117 en 2017

Score global

-1,35

39,30 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
Voir le baromètre