Malaisie

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La presse indépendante jugée « séditieuse » par le pouvoir

Les journaux malaisiens sont tenus de renouveler annuellement leur licence d'exploitation auprès du gouvernement, en vertu de la Loi sur les presses et les publications imprimées (PPPA). Les journalistes et médias jugés trop indépendants et critiques à l’égard du gouvernement du Premier ministre Najib Razak, toujours empêtré dans le scandale de corruption « 1MDB », font l'objet de campagnes de harcèlement. Certains sites d'information, comme Sarawak Report ou The Edge Malaysia, ont également été bloqués après avoir couvert cette affaire. En 2016, tandis que fermait le portail d'information Malaysian Insider, le harcèlement du caricaturiste Zunar s’est poursuivi. Plusieurs propositions d'amendements visant à renforcer les lois déjà sévères sur les secrets officiels, sur les communications et le multimédia ont également vu le jour. Mais la menace majeure qui plane sur les journalistes demeure le « Sedition Act », en vertu duquel les personnes reconnues coupables de sédition sont passibles, lors d’une première condamnation, de trois ans de prison et une lourde amende. Les récidives peuvent valoir cinq ans d’emprisonnement.

144
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017

Classement

+2

146 en 2016

Score global

+0,32

46,57 en 2016

  • 0
    journalistes tués en 2017
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
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