Lesotho

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L'étau se resserre sur les médias

Bien que le Lesotho ait rejoint en 2018 le club encore très fermé des pays ayant déclaré la diffamation comme inconstitutionnelle, les pressions exercées par les autorités sur les journalistes et les médias ont continué à s’intensifier au cours de l’année. Le gouvernement a porté plainte contre une radio pour “incitation à la violence” après une série de reportages critiques, tandis qu’une journaliste d’investigation a été accusée d’espionnage par l’armée après ses révélations sur les demandes de compensations financières d’anciens mutins. Le rédacteur en chef du Lesotho Times, victime d’une tentative d’assassinat en 2016 par un groupe de militaires, est toujours dans l’attente d’un procès juste et équitable. Les intimidations sont telles que le recours à l’autocensure est fréquent et que certains professionnels de l’information ont choisi de s’exiler, notamment en Afrique du sud, pour y échapper. Les journaux et la radio, média roi en raison des coûts de distribution et du faible taux d’alphabétisation, perdent peu à peu leur liberté de ton et dépendent toujours des revenus publicitaires des sociétés d’État. L’information en ligne reste relativement libre, mais l’accès à internet reste très réduit en raison du manque d’infrastructures et du coût de la connexion.

78
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-10

68 en 2018

Score global

+0,96

28,78 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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