Kosovo

Kosovo

Kosovo, otage de son instabilité

L’année 2018 a vu le Kosovo s’enfoncer progressivement dans une instabilité politique chronique. L’isolement de Pristina, dû au rapprochement diplomatique de son voisin serbe avec l’UE, est à l’origine d’une situation politique tendue. Le manque de transparence de la part du gouvernement sur la question européenne a provoqué de vives réactions au sein de l’opinion et de la part des journalistes kosovars. Certains médias tenus à l’écart n’hésitent plus à critiquer les politiques nationalistes du président Hashim Thaci et de son parti, le Parti démocratique du Kosovo. Ces journalistes critiques à l’égard du pouvoir sont dès lors dénoncés et qualifiés de « traîtres » ou de « sympathisants serbes » par le gouvernement. De plus, les divisions ethniques dont souffre le pays sont à l’origine de situations extrêmement préoccupantes pour les journalistes de la minorité serbe. Les médias de cette communauté sont régulièrement la cible de campagnes médiatiques pro-gouvernementales, de cyberharcèlement et d’attaques verbales. Pourtant, le paysage médiatique kosovar apparaît, à première vue, comme relativement pluraliste. En effet, un grand nombre de médias sont détenus par des propriétaires n’ayant pas un lien direct avec le monde politique, diversifiant ainsi les lignes éditoriales et les opinions.

75
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+3

78 en 2018

Score global

+0,07

29,61 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
Voir le baromètre