Côte d'Ivoire

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Une liberté d'informer étroitement liée au contexte politique

En 2019, RSF a enregistré peu d’atteintes à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire, mais les agressions contre les journalistes de la part des forces de l’ordre, notamment en marge des manifestations, n’ont pas disparu et témoignent de la nécessité de continuer à les sensibiliser aux droits des professionnels de l'information. La nouvelle loi sur la presse précise qu'aucun motif ne justifie l'emprisonnement de journalistes – un progrès qui doit mettre fin à leur détention provisoire. En 2017, huit d'entre eux en ont été victimes. Même si les délits de presse sont dépénalisés, des journalistes ont été arrêtés et placés en garde à vue en 2019 dans le cadre de leur travail. D’autres dispositions de la loi sont encore liberticides, comme le délit d’offense au chef de l’État ou la possibilité d'engager des poursuites pour diffamation pour des faits, même vérifiés, s'ils concernent la vie privée de la personne. Poursuivis pour diffamation après la publication d'un article faisant état de faits de corruption présumés au sommet de l'État, deux journalistes d'un média proche de l'opposition ont été condamnés à de très lourdes amendes en mars 2020. Une comparution immédiate et des sanctions disproportionnées qui, à quelques mois de l'élection présidentielle, sont venues rappeler que la liberté de la presse est encore étroitement liée au contexte politique en Côte d'Ivoire. Enfin, malgré les promesses du président ivoirien, aucune avancée notable n’a été enregistrée dans l’enquête concernant la disparition, en 2004, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

68
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

+3

71 en 2019

Score global

+0,58

29,52 en 2019

Contacts

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