Comores

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Des atteintes à la liberté de la presse en hausse

La liberté de la presse est garantie par la Constitution de 2001, révisée en 2018, mais l’autocensure est une pratique courante chez les journalistes comoriens en raison de lourdes peines punissant la diffamation. Les journalistes souffrent principalement d’un manque cruel de ressources et de formation, et peinent à se structurer. En 2018, la couverture du référendum constitutionnel controversé permettant au président Azali Assoumani de se représenter s’est accompagnée d’une recrudescence inhabituelle d'exactions commises contre les journalistes dans un Etat qui, en matière de liberté de la presse, faisait jusque-là plutôt figure de bon élève dans la région. Une journaliste a été menacée de poursuites par un ministre, le directeur du grand quotidien public Al-Watwan a été limogé peu après avoir exprimé, dans un éditorial, la nécessité de laisser les voix critiques du référendum s’exprimer, et un reporter a été giflé pour le simple fait d’avoir pris une photo aux abords du tribunal.

56
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-7

49 en 2018

Score global

+2,61

25,30 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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