Botswana

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Un nouveau président plus favorable à la liberté de la presse ?

Après la détérioration alarmante de la liberté de la presse sous l’ancien président Ian Khama, caractérisée notamment par des arrestations de journalistes d’investigation, une gigantesque cyberattaque contre un site d’information et une chute de huit places au Classement mondial de la liberté de la presse entre 2013 et 2018, les atteintes à la liberté de la presse ont diminué depuis l'arrivée du nouveau président. Mokgweetsi Masisi donne régulièrement des conférences de presse, ce que n'avait jamais fait son prédécesseur au cours de ses 10 années au pouvoir. Toutefois, il n’existe toujours pas de loi sur l’accès à l’information publique, pourtant réclamée depuis longtemps par les professionnels du secteur. Les médias d'État sont encore loin de fournir une information de service public et restent largement sous l'influence du pouvoir, au point qu'ils sont désormais directement placés sous la responsabilité de la présidence. Les journaux privés sont rares et dépendent des recettes publicitaires que l’État choisit ou non de leur fournir. Un arsenal de lois restreint sérieusement le travail des journalistes, comme le Media Practitioners Act de 2008, accusé par la profession de limiter la liberté de l’information.

39
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

+5

44 en 2019

Score global

-1,53

25,09 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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