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16 septembre 2021 - Mis à jour le 17 septembre 2021

Etablir des règles dans l’espace numérique : RSF attend des avancées lors du Sommet pour l’information et la démocratie le 24 septembre à New York

Reporters sans frontières salue l’organisation du premier Sommet ministériel pour l’information et la démocratie en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Lancée par RSF, l’Initiative sur l’information et la démocratie a pour objectif de poser des garanties dans l’espace numérique, afin que les plateformes et les réseaux sociaux cessent de prendre des décisions qui devraient relever d’institutions démocratiques.

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Reporters sans frontières (RSF) attend des résultats concrets du premier Sommet ministériel pour l’information et la démocratie le 24 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU). Ce sommet, qui s’inscrit dans le cadre du Partenariat pour l’information et la démocratie promu par la France en 2019, sera présidé par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et ouvert conjointement par Christophe Deloire, secrétaire général de RSF et président du Forum sur l’information et la démocratie.

 

Le Partenariat pour l’information et la démocratie compte aujourd’hui 43 Etats signataires, parmi lesquels l’Allemagne, l’Argentine, le Canada, l’Afrique du sud, la Corée du sud, l’Inde, la Norvège et le Royaume-Uni, engagés à promouvoir et mettre en œuvre des principes démocratiques dans l’espace de l’information et de la communication. L’initiative développée par RSF, qui a donné lieu au Partenariat, vise à travailler sur les régulations nécessaires à mettre en place dans l’espace numérique en veillant à protéger la liberté d’opinion et d’expression, en particulier le droit à l’information.

 

Cinq objectifs ont été fixés pour le Sommet : défendre et promouvoir l'accès à une information libre, plurielle et fiable, débattre à haut niveau des préconisations du Forum et favoriser leur mise en œuvre, réfléchir à la constitution d’un « Observatoire international sur l’information et la démocratie », lancer une coalition de la société civile autour du Forum et favoriser les liens entre le Partenariat pour l’information et la démocratie et les Organisations internationales impliquées sur les questions de la liberté d’expression et de la presse et de la régulation du numérique.

 

Participeront au Sommet les Etats signataires du Partenariat, représentés par leur ministre des Affaires étrangères. L’événement réunira également des dirigeants d’organisations intergouvernementales, d’organisations de la société civile, du secteur privé et du monde de la recherche. Il s’agira d’une occasion unique de coordination internationale sur les enjeux liés à l’accès à l’information à l’ère du numérique, susceptibles d’affecter le bon fonctionnement des démocraties.

 

Nous voulons que ce sommet soit un moment de bascule pour empêcher la destruction des démocraties par les nouvelles technologies, explique Christophe Deloire, secrétaire général de RSF et président du Forum sur l’information et la démocratie. L’Initiative sur l’information et la démocratie, c’est déjà 43 Etats partenaires, un laboratoire d’idées de la société civile, le Forum sur l’information et la démocratie, créé pour répondre aux défis du siècle, et des groupes de travail qui ont d’ores et déjà formulé 350 recommandations concrètes pour une meilleure régulation. Nous ne pouvons pas conserver un système dans lequel les plateformes censurent des comptes de réseaux sociaux en dehors de tout contrôle démocratique, permettent la propagation des rumeurs sur la pandémie, et exercent un chantage sur les médias. De la prise de conscience, il faut maintenant passer à l’action. Il y a urgence à obtenir la transparence des algorithmes, des protections contre la désinformation par les messageries privées et la mise en place de mécanismes concrets pour la fiabilité de l’information, comme la Journalism Trust Initiative (JTI). ”

 

Le Partenariat sur l’information et la démocratie a déjà permis d’atteindre d’importants résultats. Onze organisations de la société civile, de tous les continents, ont créé l’organe de mise en œuvre du Partenariat : le Forum sur l’information et la démocratie. Ce dernier a proposé un cadre de régulation sous la forme de 250 recommandations Pour mettre fin aux infodémies (2020) et une centaine de recommandations pour Un New Deal pour le journalisme (2021). Ces travaux, qui seront discutés lors du Sommet, ont déjà été présentés lors de réunions précédentes de l’Alliance pour le multilatéralisme, qui regroupe près de 70 Etats. Cette Alliance est une initiative lancée par la France et l’Allemagne visant à renforcer la coopération multilatérale et à proposer des solutions concrètes pour répondre aux enjeux globaux

 

Compte tenu des conditions sanitaires, le Sommet ministériel se tiendra en format hybride (en présentiel au Consulat général de France à New York et en visioconférence). Les journalistes pourront suivre le Sommet en diffusion numérique sur demande spécifique adressée à Isabelle Rahé, [email protected].

 

Contact presse : Isabelle Rahé, [email protected]

 

 

 

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Programme :

 

- Introduction par M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (France)

- Intervention de Christophe Deloire, président du Forum sur l’information et la démocratie et secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF)

- 1ère table ronde : manipulation de l’information et liberté d’expression sur les réseaux sociaux / quelle réponse des démocraties face aux infodémies ?

- Réactions de ministres de pays membres du Partenariat pour l’information et la démocratie

- 2ème table ronde : soutenabilité des médias à l’heure du numérique : faut-il un new deal pour le journalisme ?

- Réactions de ministres de pays membres du Partenariat pour l’information et la démocratie

- 3ème table ronde : quelle gestion spécifique des comptes à forte audience ?

- Réactions de ministres de pays membres du Partenariat pour l’information et la démocratie

- Conclusion par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : quelles priorités pour le Partenariat pour l’information et la démocratie ? Pourquoi créer un « Observatoire international sur l’information et la démocratie » ?