Turkménistan

Turkménistan

Un « trou noir de l’information » toujours plus profond

Au Turkménistan, l’ensemble des médias est contrôlé par l’État et les rares internautes n’ont accès qu’à une version ultra-censurée du Web. Mais cela ne suffit pas au président Gourbangouly Berdymoukhammedov, alias « Père protecteur » : la répression contre les quelques journalistes indépendants travaillant clandestinement pour des médias basés à l’étranger ne cesse de s’intensifier. Saparmamed Nepeskouliev croupit en prison depuis juillet 2015. Ces dernières années, plusieurs de ses collègues ont été arrêtés, torturés, agressés ou contraints de mettre un terme à leurs activités. Sous prétexte « d’embellir les villes », les autorités poursuivent leur campagne d’éradication des antennes paraboliques, privant la population de l’un des derniers accès à une information non contrôlée. La première loi sur l’audiovisuel du pays, promulguée en 2018, autorise théoriquement les chaînes privées… à condition qu’elles promeuvent elles aussi une « image positive du Turkménistan ».

178
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

0

178 en 2017

Score global

+0,01

84,19 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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