Turkménistan

Turkménistan

Un « trou noir de l’information » toujours plus profond

Au Turkménistan, l’ensemble des médias est contrôlé par l’État et les rares internautes n’ont accès qu’à une version ultra-censurée du Web. Mais cela ne suffit pas au président Gourbangouly Berdymoukhammedov, alias « Père protecteur », « réélu » en février 2017 avec plus de 98 % des voix : la répression contre les quelques journalistes indépendants travaillant clandestinement pour des médias basés à l’étranger ne cesse de s’intensifier. Saparmamed Nepeskouliev croupit en prison depuis juillet 2015. Plusieurs de ses collègues ont été arrêtés, torturés ou agressés ces dernières années. Face à ce harcèlement croissant, plusieurs correspondants de Radio Free Europe / Radio Liberty ont été contraints de suspendre leurs activités. Sous prétexte « d’embellir les villes », les autorités poursuivent leur campagne d’éradication des antennes paraboliques, privant la population de l’un des derniers accès à une information non contrôlée.

  • 0
    journalistes tués en 2017
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2017
  • 0
    collaborateurs tués en 2017
Voir le baromètre