Tchad

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Violences, arrestations arbitraires et cybercensure

Il ne fait pas bon être journaliste au Tchad. Les reporters sont régulièrement arrêtés après la publication de certains articles. La plupart d’entre eux sont libérés assez rapidement, mais d’autres sont maintenus en détention arbitraire pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et certains subissent de mauvais traitements en prison. Les enquêtes et articles traitant de l’impunité ou critiquant le président Idriss Déby Itno et son entourage ne sont pas tolérés et peuvent valoir expulsion pour les journalistes étrangers, enlèvement et arrestation arbitraire pour les Tchadiens, mais aussi suspension pour les médias nationaux, comme ce fut le cas pour un hebdomadaire en 2018. Les journalistes subissent de plein fouet la violence des forces de l’ordre lors de la couverture des manifestations contre les mesures d’austérité du gouvernement. Les organisations et associations de journalistes ne restent pourtant pas silencieuses : une “journée sans presse” a été décrétée en février pour dénoncer la répression brutale et massive des médias par la police politique et les agents du gouvernement qui jouissent d’une impunité totale. Un mois plus tard, les autorités ont ordonné la coupure des réseaux sociaux. L’accès n’a pas été rétabli depuis, faisant du Tchad l’un des pires cybercenseurs de l’année 2018.

122
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+1

123 en 2018

Score global

-1,74

38,45 en 2018

Contacts

  • 1
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
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