Tadjikistan

Tadjikistan

Chanter les louanges du “leader de la nation”

La dérive répressive du président Emomali Rakhmon, désormais qualifié de “fondateur de la paix et de l'unité nationale, leader de la nation”, ne cesse de s’aggraver - au risque de mettre en péril le fragile consensus national bâti sur les cendres de la guerre civile qui a ravagé le pays entre 1992 et 1997. Associées à la crise économique, les pressions du pouvoir ont entraîné la fermeture de la plupart des médias indépendants, l’instauration d’une autocensure étouffante et le départ en exil de dizaines de journalistes. Harcèlement des services secrets, intimidations et chantage font partie du quotidien des derniers journalistes qui ne s’y sont pas résolus. Alors que les autorités ne cessent de renforcer leur emprise sur les moyens de communication, le blocage des principaux sites d’information et réseaux sociaux est devenu quasi permanent. L’année 2018 a été marquée par la détention pendant huit mois de l’ancien journaliste Khaïroullo Mirsaïdov, la fermeture des journaux Ozodagon et Païk, et de nouveaux pics de censure d’internet.

161
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-12

149 en 2018

Score global

+3,96

50,06 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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