Serbie

Serbie

Un État préoccupant

Six ans après l’arrivée au pouvoir d'Aleksandar Vučić, d’abord comme Premier ministre puis comme président, la Serbie continue d’être un pays souvent dangereux pour les journalistes et où les fausses nouvelles se propagent très rapidement.
Les autorités ont réussi à poursuivre les responsables du meurtre perpétré en 1999 contre le journaliste Slavko Ćuruvija, mais la majorité des enquêtes concernant les attaques contre les reporters sont au point mort ou classées sans suite - en témoigne l’enquête concernant l’incendie criminel commis en décembre 2018 de la maison du journaliste Milan Jovanović pendant que lui et sa femme y dormaient. Le nombre d’attaques contre les medias et les journalistes, les menaces de mort, ainsi que l’utilisation par bon nombre de dirigeants politiques de rhétoriques violentes contre la profession est en forte hausse. Certains reporters courageux continuent d’enquêter sur des sujets à risque comme la criminalité ou la corruption, mais la concentration des médias entre les mains d’un petit nombre de propriétaires les contraint à ne publier sur que sur internet, ce qui limite la diffusion de leurs informations. La collusion entre politiques et médias, la désinformation tolérée par le gouvernement, le manque de pluralisme de la presse en général et le sort réservé au lanceur d’alerte Aleksandar Obradović qui a révélé une affaire de corruption impliquant le père du ministre de l'Intérieur -et qui a été placé en résidence surveillée, interdit d'accès à internet, suspendu de son poste d'employé dans une usine d'armes -constituent d’autres sources de grande préoccupation.

93
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

-3

90 en 2019

Score global

+0,44

31,18 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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