Portugal

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Les médias en crise structurelle, aggravée par la Covid-19

Les médias du pays sont plongés dans une crise structurelle, qui se traduit par une forte précarité des conditions de travail et se révèle aggravée par la pandémie de Covid-19. Plusieurs groupes médiatiques ont appliqué des coupures budgétaires en pleine pandémie, notamment le géant Global Media Group, qui a licencié plus de 80 travailleurs, dont une vingtaine de journalistes. Pour essayer d’atténuer cette crise sectorielle, le gouvernement d'António Costa a annoncé des aides publiques de 15 millions d’euros aux médias (une avance de la publicité institutionnelle engagée pour toute l’année), dont la plupart a dû appliquer des plans de chômage technique pour compenser les effets de la pandémie. La profession a été secouée par un scandale concernant la mise sous surveillance de deux journalistes par le parquet de Lisbonne, alors qu’ils couvraient l’affaire de corruption « e-Toupeira » impliquant le club de football Benfica. Au-delà de l’impact économique sur un secteur déjà fragilisé, la crise sanitaire a entravé la couverture médiatique de certains événements, notamment sportifs, ainsi que certaines conférences de presse officielles excluant les journalistes. La tendance à la violence contre la presse lors des manifestations n’a pas épargné le Portugal. Plusieurs journalistes ont été menacés et insultés lors d’un rassemblement contre les restrictions du gouvernement.

9
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

+1

10 en 2020

Score global

-1,72

11,83 en 2020

  • 0
    journalistes tués en 2021
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2021
  • 0
    collaborateurs tués en 2021
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