OECO

OECO

Une région sous l’emprise de la censure éditoriale

Le métier de journaliste est peu valorisé dans les pays membres de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO). Peu formés, les journalistes se détournent souvent de leur profession en raison de salaires dérisoires, une situation qui touche particulièrement les femmes dans la région. De nombreux médias sont sous l’influence directe des politiques, notamment en période électorale. Les élus, via la distribution de marchés publicitaires publics, peuvent priver à tout moment les rédactions des revenus dont elles dépendent. Sur certaines îles, des partis politiques possèdent même des organes de presse ou y détiennent des parts majoritaires, compromettant ainsi l’indépendance de ces médias. Les autorités surveillent également de plus en plus les réseaux sociaux, ce qui favorise une forme d’autocensure de la part des journalistes. En 2018, la révélation de cas de censure éditoriale pratiquée par le directeur général de Grenada Broadcasting Network, le plus grand groupe de médias de Grenade, a soulevé des inquiétudes sur l’indépendance des reporters qui y sont employés.

50
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-15

35 en 2018

Score global

+3,93

22,11 en 2018

Contacts

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
Voir le baromètre