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Une liberté de la presse victime des aléas politiques

Jadis chantre de la liberté de la presse et du pluralisme lorsqu’il était dans l’opposition, l’actuel Premier ministre K.P. Oli, arrivé au pouvoir début 2018, multiplie les tentatives de musellement des journalistes en faisant passer des législations particulièrement drastiques. Le nouveau code pénal, adopté en août 2018, prévoit ainsi plusieurs dispositions qui posent des entraves majeures au journalisme d’investigation et à la critique de personnalités publiques. Le gouvernement a également tenté de faire passer un projet de loi prévoyant un organe de régulation des contenus journalistiques dont les membres seraient directement nommés par le pouvoir exécutif. Autre élément inquiétant : le développement d’une “rhétorique anti-médias” lancée par les représentants du pouvoir et largement relayée par les journaux, les radios et les chaînes de télévision appartenant au gouvernement. Dans ce contexte, les journalistes de la presse indépendante, entre menaces de poursuites judiciaires et persistance de violences sur le terrain, sont réduits à travailler dans des conditions extrêmement difficiles.

112
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

-6

106 en 2019

Score global

+1,70

33,40 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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