Népal

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Une liberté de la presse victime des aléas politiques

Les élections générales de fin 2017 - les premières en 20 ans - ont été marquées par de nombreuses atteintes à la liberté d’informer : journalistes arrêtés sans mandat, mauvais traitements en détention, violences physiques de la part de militants et de cadres politiques... Le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre K.P. Oli était donc particulièrement attendu au tournant pour que soit pleinement respecté le préambule de la Constitution népalaise de 2015, laquelle proclame une “pleine liberté de la presse”. Or, l’adoption, en août 2018, d’un nouveau Code pénal fait peser de lourdes menaces sur la liberté de la presse, puisque plusieurs dispositions posent des entraves majeures au journalisme d’investigation et à la critique de personnalités publiques. Autre élément inquiétant : le développement d’une “rhétorique anti-médias” lancée par les représentants du pouvoir et largement relayée par les journaux, les radios et les chaînes de télévision appartenant au gouvernement. Dans ce contexte, les journalistes de la presse indépendante, entre menaces de poursuites judiciaires et persistance de violences sur le terrain, sont réduits à travailler dans des conditions extrêmement difficiles.

106
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

0

106 en 2018

Score global

+1,35

32,05 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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