Monténégro

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Une censure indirecte pèse sur les journalistes

Les journalistes sont réduits à l’autocensure car ils sont régulièrement la cible de violentes attaques, aussi bien verbales que physiques, et les coupables bénéficient d’une impunité quasi systématique. Lors des élections parlementaires d’octobre 2016, plusieurs applications et services de messagerie instantanée, comme Viber et WhatsApp, ont été bloqués. Par ailleurs, les médias subissent des pressions politiques et économiques. Les reporters enquêtant sur la corruption des pouvoirs publics sont souvent accusés de chercher à nuire à la nation. Le journaliste d’investigation monténégrin, Jovo Martinovic, a été arrêté en octobre 2015, accusé d’appartenir à un réseau de trafic de drogue, et a été emprisonné pendant 15 mois. Il a depuis été libéré sous caution mais son procès est toujours en cours. Jovo Martinovic clame son innocence, affirmant qu’il était uniquement en contact avec les trafiquants pour les besoins d’un documentaire télévisé sur lequel il travaillait. Si la diffamation n’est plus pénalisée depuis 2011, les poursuites judiciaires au civil sont légion.

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