Mauritanie

Mauritanie

Un blogueur illégalement maintenu en détention secrète

Depuis 2014, la Mauritanie connaît une forte régression en matière de liberté de la presse, contrairement aux grandes avancées que le pays avait réussi à réaliser les années précédentes. Un projet de loi qui punit de peine de mort l’apostasie et le blasphème, même en cas de repentir, a été adopté. Ce durcissement est survenu après que le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir, alors en détention depuis près de trois ans, a vu sa condamnation à la peine capitale commuée en une peine de deux ans d’emprisonnement. Censé être libérable depuis novembre 2017, il est néanmoins maintenu en détention secrète. Par peur de représailles, l’essentiel des journalistes s’autocensurent quand ils doivent couvrir la corruption, les militaires, l’islam ou l’esclavage – qui existe encore dans ce pays. Ce dernier sujet est particulièrement tabou. En 2018, les autorités n’ont pas hésité à expulser, pour la deuxième fois en un an, un journaliste étranger qui enquêtait sur cette pratique. La censure est renforcée par les pressions financières. Cinq chaînes de télévision et de radios privées avaient été suspendues pour raisons fiscales en octobre 2017.

94
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-22

72 en 2018

Score global

+2,56

29,09 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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