Congo-Brazzaville

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Des journalistes fortement « incités » à l’autocensure

Reporters sans frontières (RSF) ne cesse de dénoncer l’emprisonnement sans inculpation du directeur de publication Ghys Fortuné Bemba, accusé de complicité d’atteinte à la sécurité de l’Etat et mis aux arrêts depuis le 11 janvier 2017. Denis Sassou N’Guesso, qui cumule 34 années au pouvoir, a fait modifier la Constitution en 2015 pour se présenter à un troisième mandat. En 2016, lors des élections, Internet a purement et simplement été suspendu dans tout le pays afin d’empêcher les journalistes et activistes de vérifier et contester les résultats. Si le pays affiche un pluralisme de façade avec l’existence d’une vingtaine de télévisions privées, d’une vingtaine de journaux et d’une quarantaine de radios, les médias sont fortement incités à l’autocensure et appartiennent pour beaucoup à des proches du pouvoir. Depuis 2014, plusieurs journalistes ont été menacés, contraints à l’exil ou expulsés du pays pour avoir critiqué le gouvernement ou invité l’opposition à s’exprimer.

114
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

+1

115 en 2017

Score global

-1,31

36,73 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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