Congo-Brazzaville

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Des journalistes fortement « incités » à l’autocensure

Si le pays affiche un certain pluralisme avec l’existence d’une vingtaine de télévisions privées, d’une vingtaine de journaux et d’une quarantaine de radios, les médias sont fortement incités à l’autocensure et appartiennent pour beaucoup à des proches du pouvoir. Ces dernières années, plusieurs journalistes ont été menacés, contraints à l’exil ou expulsés du pays pour avoir critiqué le gouvernement ou invité l’opposition à s’exprimer. En 2016, lors des élections, internet a été purement et simplement suspendu dans tout le pays afin d’empêcher les journalistes et les activistes de vérifier et de contester les résultats. Parfois, ce sont les médias qui sont sanctionnés lorsqu’ils critiquent les autorités ou les cercles proches du pouvoir. C'est ce qu'a démontré, en 2019, la mise en demeure d'un hebdomadaire sommé de révéler ses sources et d'interrompre son travail d'enquête sur l'agence nationale de l'aviation civile. Les pressions sur les journalistes s’exercent souvent de manière insidieuse, par téléphone ou à l’oral, pour ne pas laisser de traces, comme lorsque l’un des présentateurs de journaux TV les plus célèbres du pays a été écarté de l'antenne en 2020 après avoir posé des questions qui ont suscité l’embarras d’un ministre. En 2018, 18 mois après son arrestation, le directeur de publication Ghys Fortuné Bemba a fini par être libéré. Plus récemment, au début de l’année 2021, un autre directeur de publication a été arrêté sur son lit d’hôpital et incarcéré comme un vulgaire criminel à la suite d’une simple plainte en diffamation, venant de la femme du patron des services de sécurité du pays... Plus récemment, au début de l’année 2021, un directeur de publication a été arrêté sur son lit d’hôpital et incarcéré comme un vulgaire criminel à la suite d’une simple plainte en diffamation venant de la femme du patron des services de sécurité du pays. Enfin, la fermeture de plusieurs médias ces dernières années, dont deux chaînes de télévision en 2019, témoigne de la précarité du secteur, que la crise sanitaire a renforcé. Le fonds d'urgence annoncé à cet effet n'est jamais arrivé à destination.


118
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

0

118 en 2020

Score global

+2,27

36,56 en 2020

  • 0
    journalistes tués en 2021
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2021
  • 0
    collaborateurs tués en 2021
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