COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Cuba

A Cuba, l’accès à Internet demeure restreint en raison de son coût prohibitif et reste extrêmement contrôlé. Les autorités invoquent fréquemment l’embargo américain pour justifier le faible taux de pénétration d’Internet sur l’île mais l’activation du câble à fibre optique vénézuelien ALBA-1 démontre une volonté politique des autorités de contrôler le réseau. Très peu de journalistes et de blogueurs cubains indépendants peuvent donc être lus dans le pays. Il est difficile pour ces derniers comme ceux d’Hablemos Press de se rendre dans des cybercafés ou dans des hôtels pour actualiser leurs sites car les connections sont trop lentes et leurs comptes souvent piratés. Ils sont contraints de se rendre dans des sièges diplomatiques pour avoir accès à Internet. Depuis les ambassades, ils postent leurs écrits sur des sites hébergés à l’étranger. Constamment harcelés par les autorités, ils se retrouvent sous la surveillance d’agents qui sillonnent les rues et n’hésitent pas à effacer les informations en leur possession, les menaçant de les arrêter voire de les incarcérer.

173
au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
Voir le classement
Site débloqué par RSF