Brunei

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L’autocensure politico-religieuse à son paroxysme

L’autocensure est la règle pour les journalistes travaillant au sein du diffuseur public, Radio Television Brunei, mais aussi dans les principaux quotidiens, qui appartiennent directement à la famille du sultan. Les autorités ont toute latitude pour interférer avec les activités des journalistes. Mais c’est rarement nécessaire, tant le cadre législatif répressif, rendu extrêmement sévère par l’instauration d’une version très stricte de la charia, suffit à dissuader la presse de tout propos qui pourrait être interprété comme une critique du sultanat ou qualifié de blasphème. La loi sur la sédition punit de trois ans toute publication qui porterait atteinte à la “prééminence de la philosophie nationale”. Les blogueurs qui voudraient publier des informations indépendantes risquent pour leur part d’être poursuivis en diffamation, et ce même s’ils effacent par la suite leur article. Pour tout propos jugé “malveillant”, ils encourent cinq ans de prison.

152
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

+1

153 en 2018

Score global

0

51,48 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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