Bosnie-Herzégovine

Bosnie-Herzégovine

La couverture des manifestations entravée

Climat politique polarisé, attaques verbales répétées, rhétorique nationaliste... En Bosnie-Herzégovine, l'environnement n'est pas favorable à la liberté de la presse. Les divisions ethniques se ressentent dans les lignes éditoriales des médias, et les discours de haine sont de plus en plus présents. Les journalistes continuent d’être la cible d’attaques, tantôt sur leurs origines ethniques tantôt sur les contenus qu'ils produisent. Les procès en diffamation intentés par des responsables politiques servent souvent à les intimider et les dissuader de poursuivre leur travail. La concentration des médias est un sujet de préoccupation, d’autant que la question de leur propriété reste opaque. Les conditions de travail des journalistes, qui ne bénéficient pas de contrats longs et gagnent des salaires très faibles, sont précaires. L'exercice du journalisme a été récemment entravé à Banja Luka où les autorités, confrontées depuis plusieurs mois à des protestations citoyennes après la mort mystérieuse d’un jeune homme, David Dragičević, limitent sérieusement la liberté de manifester et la couverture des manifestations.

63
au Classement mondial de la liberté de la presse 2019

Classement

-1

62 en 2018

Score global

+1,65

27,37 en 2018

  • 0
    journalistes tués en 2019
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2019
  • 0
    collaborateurs tués en 2019
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