Azerbaïdjan

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Un espoir d’ouverture vite contrarié

Non content d’avoir anéanti toute espèce de pluralisme, le président Ilham Aliev mène depuis 2014 une guerre impitoyable contre les dernières voix critiques. S’ils résistent aux pressions, aux tentatives de chantage ou de corruption, les journalistes et blogueurs indépendants sont jetés en prison sous des prétextes absurdes. L’espoir suscité par le limogeage fin 2019 du conseiller du président Ali Hasanov, “censeur en chef” des médias, et par l’annonce de réformes profondes a tourné court avec la répression post-électorale envers ceux qui ont essayé de couvrir les fraudes et les rassemblements d’opposants. Les principaux sites d’information indépendants sont bloqués. Pour tenter de faire plier ceux qui résistent en exil, le régime de Bakou s’en prend aux membres de leur famille. Et il n’hésite pas à exporter sa répression : journalistes arrêtés en Géorgie et en Ukraine, poursuivis en France… Tant que les médias ne peuvent pas travailler en sécurité et que leur indépendance économique n’est pas assurée, les déclarations du président sur l’amorce de réformes n’inspireront aucune confiance.

168
au Classement mondial de la liberté de la presse 2020

Classement

-2

166 en 2019

Score global

+0,65

59,13 en 2019

  • 0
    journalistes tués en 2020
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2020
  • 0
    collaborateurs tués en 2020
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