Arabie Saoudite

Arabie Saoudite

Une presse indépendante inexistante

Il n’existe pas de médias libres en Arabie saoudite et les partis politiques, syndicats ou organisations de défense des droits humains réellement indépendants ne sont pas tolérés. Dans ce pays où l’autocensure est très forte, Internet est le seul espace où l’information indépendante peut éventuellement circuler, aux risques et périls des journalistes-citoyens. Comme les professionnels, ces derniers demeurent étroitement surveillés et risquent la condamnation et/ou la prison pour des propos critiques, en vertu des lois antiterroriste ou de cybercriminalité. Le blasphème, l’insulte à la religion, « l’incitation au chaos », la « mise en péril de l’unité nationale » et « l’atteinte à l’image et la réputation du roi et de l’État » sont les principales accusations retenues contre ceux qui manifestent leur volonté d’informer. Ces derniers peuvent alors être emprisonnés arbitrairement sans procès, soumis à des châtiments barbares tels que des coups de fouet ou subir de mauvais traitements en détention. L'arrivée au pouvoir du jeune prince héritier Mohamed Ben Salmane en juin 2017, malgré son discours d'ouverture, n'a pas encore donné de résultats positifs pour la liberté de l'information.

169
au Classement mondial de la liberté de la presse 2018

Classement

-1

168 en 2017

Score global

-2,89

66,02 en 2017

  • 0
    journalistes tués en 2018
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2018
  • 0
    collaborateurs tués en 2018
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