Andorre

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Des pouvoirs entremêlés qui conditionnent la liberté de presse

Bien que la principauté ne soit plus considérée officiellement comme un paradis fiscal par l’Union européenne en raison de décennies de scandales internationaux liés à la fraude, elle est loin de s’être débarrassée de cette réputation. Le poids du secteur financier reste important en Andorre, et les médias demeurent conditionnés par l’omniprésence de trois piliers : les pouvoirs publics et privés, et l'Église. C'est d’autant plus prégnant que la petite taille du pays laisse peu de place à la privacité, l’anonymat et l’indépendance des journalistes, trois conditions pourtant indispensables à la liberté de la presse.
En 2020, avec l’un des taux de Covid-19 par habitant les plus élevés au monde et des restrictions imposées par la France et l'Espagne, l'Andorre a subi une crise économique et sanitaire sans précédent. Les médias de la principauté n'ont pas excessivement critiqué la gestion gouvernementale de la pandémie, probablement parce que les les organes de presse les plus importants reçoivent des revenus publicitaires institutionnels considérables. La relation entre le pouvoir et les médias en Andorre demeure peu transparente et suit le modèle de liens étroits et opaques qui marquent la gouvernance du pays.

39
au Classement mondial de la liberté de la presse 2021

Classement

-2

37 en 2020

Score global

+0,09

23,23 en 2020

  • 0
    journalistes tués en 2021
  • 0
    journalistes citoyens tués en 2021
  • 0
    collaborateurs tués en 2021
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