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21 novembre 2017 - Mis à jour le 22 novembre 2017

Un deuxième journaliste indien tué dans l’Etat du Tripura en à peine deux mois

Sudip Datta Bhaunik (droite) a été abattu par un soldat du batailon de fusillés de l'Etat du Tripura. Il laisse derrière lui une femme et une fille (photos : AFP / Facebook-Sudip Datta Bhaunik).
Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités indiennes à faire toute la lumière sur le meurtre du journaliste Sudip Datta Bhaunik, abattu ce mardi par un agent de sécurité des forces paramilitaires de l’Etat de Tripura, dans le nord-est du pays.

Il avait obtenu un rendez-vous officiel, dans la localité de RK Nagar, pour interviewer le commandant du deuxième bataillon de fusiliers de l’Etat du Tripura (FET). Sudip Datta Bhaunik, un journaliste expérimenté qui travaillait pour le quotidien bengali Syandan Patrika et la télévision locale Venguard, n’a pas pu réaliser cet entretien. D’après son rédacteur en chef, Subal Dey, une altercation aurait eu lieu entre le reporter et un garde du corps de l’officier. Ce dernier l’a abattu à bout portant. Supid Bhaunik est mort sur-le-champs.


Selon Subal Dey, cet assassinat pourrait être un acte de vengeance orchestré par des officiers des FET, Sudip Bhaunik ayant récemment révélé de grossières irrégularités financières au sein de cette force paramilitaire.


“RSF est affligée devant une telle violence, déplore Daniel Bastard, responsable du bureau Asie-Pacifique de RSF. Après le lynchage à mort de Shantanu Bhowmick, c’est le deuxième journaliste qui trouve la mort dans l’Etat du Tripura en à peine deux mois. Cette situation est inadmissible, et il appartient aux autorités locales comme au gouvernement fédéral de prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité des journalistes.”


L’Inde est située à la 136ème position sur 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2017.